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Billet du Mercredi 26 Mai 2021

À la découverte du livre de cette semaine !!!

Catégorie : Course à pied/développement personnel 

Bonjour à toutes et tous ! 

Aujourd’hui, je vous propose un billet sur un livre que j’ai vraiment apprécié, et qui m’a particulièrement touchée.

Croyez moi il est à découvrir absolument !

Le récit de cette auteure m’a incitée à vouloir aller plus loin aujourd’hui dans ma pratique sportive mais pas seulement.

Ce livre est celui de Nathalie BISSON (co-écrit avec Mylène MOISAN) :

Le Pace du bonheur, courir et vivre pour soi  aux éditions de Guy Saint-Jean.

Son récit de 215 pages est paru le 9 avril 2019.

Comment j’ai découvert Nathalie BISSON

Sur un podcast québécois Tout trail (épisode 21) animé par Marie-Eve PELLAND et Marc-André PAILLE.

Quelques mots avant tout sur Nathalie BISSON, marathonienne québécoise

Auteure, conférencière, fondatrice du Pace du bonheur, ambassadrice de la Clinique du coureur, et d’une marque de vêtements sportifs.

Retrouvez-la sur facebook.com/nathaliemvbisson/ et sur Pacedubonheur.com

Quelques mots sur sa co-auteure Mylène MOISAN

Auteure québécoise, journaliste, chroniqueuse, elle est déjà l’auteure de plusieurs livres.

Quelques mots rapides sur ce qu’est officiellement (et dans la pratique du trail) le pace et les pacers.

On les désigne comme les meneurs d’allure, les lièvres.

Ils le font pour un ou plusieurs coureurs.

Un pace est un rythme, une cadence, une allure.

Connaître son « pace » » permet lors d’une course, de mieux gérer son effort, physiquement, et énergétiquement.

La gestion tient également compte de tous les facteurs environnementaux lors de la course (chaleur, froid…).

Résumé de son livre 

1995, une ostéite[1], liée à sa consommation excessive de tabac depuis une vingtaine d’années fait vivre à Nathalie BISSON « une année épouvantable » ; elle s’en remet, mais reprend la cigarette quelques temps jusqu’à réussir à en venir à bout après plusieurs essais infructueux.

2002, son médecin lui annonce une terrible nouvelle : elle est atteinte d’une polyarthrite rhumatoïde sévère ; maladie non mortelle mais incurable, dégénérative et avec la perspective (selon son médecin) de « devenir une plante verte ».

Elle est alors mère d’une famille recomposée de quatre enfants avec son compagnon « Chiri », elle a un travail qui la passionne au service accouchement de l’hôpital, et elle a tout juste 36 ans…

Après le choc du diagnostic (même si elle avait déjà ressenti certains symptômes), elle va évoquer dans la suite de son récit, son corps qui la lâche, le doute qui l’assaille sur la suite de sa vie.

Puis Nathalie nous emmène avec elle sur le récit des neuf ans qui vont suivre ; dans ses aventures (et mésaventures) cocasses et émouvantes de la selle de son vélo stationnaire à sa décision de courir son marathon.

Elle veut emmener ce corps qui a mal à cet objectif de courir ces 42 km !

De plus, sa quasi-absence de pratique sportive ne semble pas l’empêcher de vouloir s’y mettre et on découvre comment elle s’y met !

De 30 mn sur son vélo stationnaire, elle se fixe ensuite de courir un marathon (42.195 km).

Objectif déraisonnable ? Son corps peut-il le supporter ? 

Raisons pour lesquelles j’ai aimé ce livre et que je vous invite à courir rapidement pour l’ajouter à votre bibliothèque sportive ou pas

Dans ce récit nous ne sommes pas dans l’ultra trail, mais plutôt dans le marathon et le trail.

Les qualités du récit

  • Sa nature dans un récit intimiste

Un récit qui nous dévoile une Nathalie enfant, adolescente dans son rapport au sport, puis jeune étudiante et ses débuts dans la vie professionnelle.

Un récit drôle (lié à sa personnalité), qui mêle humour et autodérision.

Des anecdotes entre rires et larmes parsèment son récit. 

On a peur pour elle, on doute avec elle, et on se demande comment on va la « ramasser », on se demande si elle va tenir.

Nous entrons et sortons avec elle à chacune de ses péripéties (épisode du vélo stationnaire…) et voyageons en même temps dans les lieux où elle se rend ainsi que vers les objectifs qu’elle s’est fixée.

Enfin, elle ne nous accueille pas seulement dans son récit, mais dans sa vie, dans son intimité familiale, dans son intimité de pensée et dans les « bobos » de sa chair.

  • Qualité de l’écriture

Un « Je » magnétique qui permet au lecteur de faire corps et esprit avec Nathalie BISSSON et ceci, grâce à l’omni présence de ses monologues intérieurs et des conversations qu’elle a avec les personnes autour d’elle.

Un récit à la fois d’une grande humanité et humilité mais également d’une simplicité et d’un naturel confondants.

Une écriture rythmée par la cadence d’un style fluide et coloré : Nathalie Bisson est un arc-en-ciel permanent

  • La structure du récit 

Une préface et une postface en harmonie, au même « Pace » que le récit de Nathalie BISSON.

La préface de Mylène MOISAN nous met directement les « chaussures de course » dedans, et nous met l’eau à la bouche.

On sait déjà nous lecteurs, que l’on va courir derrière une Nathalie toujours en mouvement, avec l’envie de découvrir ce qu’elle va faire de tout ça.

La postface de Patrick CHARLESBOIS, (conférencier et coureur lui aussi) quant à elle, vient refermer le récit de Nathalie avec quelques mots sur sa vision de la course, de ce qu’elle lui apporte, et notamment de ce que Nathalie BISSON lui a inspiré. 

  • Des chapitres conçus comme 23 postes de ravitaillement de course à pied.

Chaque chapitre nous nourrit de l’une de ses maximes ou bien de proverbes puisés çà et là.

  • Fraîcheur du récit et détermination du propos

Si c’est une femme déjà avancée dans la vie qui écrit, elle n’en témoigne pas moins d’une juvénilité permanente dans son regard sur ce qui l’entoure ; ainsi ses regards revêtent parfois pour elle un caractère presque magique (voir l’épisode de La forêt enchantée) et des rencontres insolites, avec la Nature pour cadre.

De plus, la ponctuation expressive de son texte qui alterne joyeusement exclamation et interrogation, vient renforcer cet aspect de son écriture (et de ce qu’elle est).

Cependant, cette fraîcheur ne vient jamais entraver l’essentiel de son message.

  • Le rapport qu’elle décide de vouloir entretenir avec sa maladie : une course à pied vers la résilience

Comme sur un Grand 8 (mais en beaucoup plus inquiétant), Nathalie nous dévoile au fur et à mesure les phases qu’elle a traversées avec la maladie, et de quelles façons elle s’y est prise pour à vivre avec cette polyarthrite rhumatoïde et quelle est la place qu’elle a dû lui faire dans sa vie.

Elle n’est pas dans le déni de ses douleurs, mais veut décider comment elle veut les gérer.

Si elle ne nous dissimule rien de ses variations d’humeur liés à la maladie, elle se montre comme un « Terminator » une personne qui ne lâche rien et qui s’impose une discipline pour la course là où la maladie veut lui en imposer une autre.

Elle a une maladie mais elle n’est pas la maladie !

  • Le coach de Sa vie 

S’il est important pour elle d’avoir des objectifs, ses objectifs, elle ne choisit pas de vouloir tendre vers la performance à tout prix.

Elle avance vers les siens, pas à pas, avec la volonté d’être fière de ses réussites quand elles surviennent, et de gérer les insuccès qui ne sont pas des échecs. 

  • Les autres (très proches ou un peu moins)

Nathalie exprime tout au long de son livre sa reconnaissance à leur égard et l’importance qu’ils ont tenue et tiennent dans le sentier dans lequel elle s’est engagée.

Des mots pour son médecin, ses ami(e)s, sa famille entière et même une place particulière pour chacun de ses membres.

  • Une coureuse généreuse 

 Elle court pour elle, mais aussi pour les autres (courses solidaires).

  • Inspirante et positive

Si face à ce récit tous n’auront pas l’envie de se mettre à la course à pied, Nathalie BISSON, nous donne cependant l’envie très forte d’avancer dans notre vie, et de nous prendre par la main avec toujours de l’affection pour nous-même.

Nathalie est à hauteur humaine dans sa façon de nous raconter son expérience de vie.

Elle se présente en effet comme une personne comme les autres ; une maman classique (même si l’un de ses fils se plaît à l’appeler « Forest Mum »), la compagne de son « Chum », une grand-mère avec des petits-enfants, et une amie qui a des ami(e)s.

Ce que nous apprenons sur la course lors d’un marathon

  • « On peut marcher pendant une course, même officielle. « Oui» comme elle le dit. « On peut y aller à son rythme, vraiment ».

Sa course à Elle : marcher et courir vers son bonheur

  • Le pace du bonheur : on peut être son propre pacer 

Elle choisit d’alterner marche et course suivant le tempo de son cœur, de corps et de son esprit.

Et pour cela, elle devient son propre coach et cherche comment trouver sa propre cadence, écouter ses envies et ses besoins, se motiver et se conseiller, se récompenser et être fière de soi.

Ainsi, elle aborde le Temps, avec une certaine idée de la « Lenteur », un Temps que l’on suspend soi-même mais qui n’exclut pas de s’entraîner aussi fort que l’on peut.

Courir/marcher, s’entrainer parce que ça lui fait du bien ; et Nathalie court dès qu’elle le peut, sur les routes, dans les rues, dans les sentiers et quelle que soit la météo.

Avec le temps, elle en est venue à écouter son corps, à marcher au besoin.

Ce n’est pas « Moi versus Moi, mais un Moi avec Moi ».

Une course où il y a de la place pour tout le monde et avant tout un espace pour soi.

La nécessité d’avoir une certaine discipline même si l’on ne peut pas faire comme tous les autres ; une discipline que l’on paramètre pour soi et pour cela, la course à pied lui a donné du courage de continuer à avancer.

Conclusion

Nathalie nous montre ainsi comment elle décidé de marcher vers le bonheur en dépit de la maladie qui ne la quittera jamais.

Un récit sur la résilience et qui peut faire écho à chacun de nous. 

Nous avons tous en effet quelque chose de lourd à affronter ; même si ce n’est pas forcément la maladie comme Nathalie, cela peut-être quelque chose dans notre passé, ou présent ou même dans un futur proche annoncé, quelque chose qui nous demandera de trouver les ressources nécessaires pour nous aussi continuer à avancer.

Rassurante, encourageante, elle nous invite ainsi à emprunter le chemin vers la persévérance.

Un encouragement à avoir davantage confiance en nous-même ou de la retrouver où il est essentiel de se livrer à une écoute de soi et une réconciliation avec un corps ou un esprit souffrant afin de trottiner comme Nathalie, avec bonheur dans la vie.

Et pour nous y aider, nous pouvons voir à travers son récit,une aide, un accompagnante, un véritable pacer pour nous lecteurs.

Elle se donne l’espoir comme thérapie, la persévérance comme moteur, la course comme énergie et, une mobilité vers toujours plus de vie et de bonheur.

Elle nous dépeint ce sentier qu’elle a pris (et qui est souvent tortueux et avec beaucoup de racines), afin de devenir la personne qu’elle est aujourd’hui, tout en nous laissant trouver quel sera notre « Pace » personnel à adopter.

Une définition donc personnelle de l’Art du bonheur, ou comment aller à l’essentiel avec soi-même et ce(ceux) qui vous entoure(nt).

Un livre qui peut peut-être nous changer, un défi à hauteur humaine, à portée de nos chaussures de course, grâce au souffle puissant de vie qui se dégage du livre de Nathalie.

Elle nous prouve ainsi à travers son Pace du bonheur, les bienfaits de la course à pied, et que maladie et bonheur peuvent se conjuguer dans un équilibre réussi.

Le bonheur se situe autour de nous, accessible grâce à ses points de ravitaillement qui eux sont disponibles partout, si l’on sait comment se mettre en route pour les trouver.

Le « Pace du bonheur » est une « ode à la vie » comme elle le dit.

Merci beaucoup à Nathalie BISSSON de ce partage généraux et inspirant.

Quelques citations/Mantras retenus de son livre

« Un pas à la fois, droit devant, jusqu’au bout ».

« Quand je cours, j’ai mal, mais je ne souffre pas, je choisis de ne pas souffrir »

« …j’ai compris que je pouvais faire les choses différemment. Que, surtout, je devais m’affranchir de la performance ».

« Elle était tellement belle ma vie, malgré la maladie ».

« Les chiffres, ça ne veut rien dire…J’ai 53 ans, mon corps en a 80 et mon cœur, 12 ».

« J’ai arrêté de courir contre, je cours pour ».

A bientôt, pour découvrir ensemble, le récit d’un autre coureur à pied, d’une autre personnalité ainsi que d’autres aventures de courses à pied dans les sentiers !

Trailment vôtre,


[1] Infection de l’os

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Billet du Mardi 1er Juin 2021

A la découverte du livre de cette semaine!!!

Catégorie : Journal de courses/récit d’aventures

Bonjour à toutes et tous !

Aujourd’hui, je vous propose un nouveau billet sur un livre qui a retenu toute mon attention, celui de Joan ROCH : 

Ultra-ordinaire-Journal d’un coureur, (2016, Les Editions de L’Homme).

ISBN : 9782761944120

Nombre de pages : 256

Comment j’ai découvert Joan ROCH

–              Sur le podcast québécois d’Ultra Lala, les coureurs des bois (saison 1 épisode 17 et 24), animé par Pierre-Luc FORTIN et Christina PARENT-BLAIS.

Retrouvez-les sur : https://www.podcastics.com/podcast/ultralalapodcast/

https://www.instagram.com/ultralalapodcast/

–              Sur le podcast québécois (épisode 31) Pas sorti du bois, animé par Yannick VEZINA.

Retrouvez-le sur : https://podcasts.apple.com/fr/podcast/pas-sorti-du-bois/

https://www.instagram.com/

Quelques mots avant tout sur notre ultra-marathonien franco-québécois pour celles et ceux qui ne le connaîtraient pas

Joan est multicartes ; en effet, en plus de sa passion et pratique expérimentée de la course à pied, il est également photographe (voir ses photos personnelles que vous aurez le plaisir de découvrir parmi celles qui agrémentent son livre et son récit), mais il est aussi conférencier, coach et journaliste pigiste.

De coureur sur route sur « peu » de kilomètres, après plusieurs marathons, il se prend de passion pour la course en sentier, et se lance dans des trails de plus en plus longs sur des distances de plus en plus importantes.

Quelques mots rapides sur les ultra-marathons pour les novices comme moi

●             Un ultra c’est une course sur les sentiers.

●             Un ultra, c’est plus long en distance qu’un marathon ; c’est-à-dire qu’il faut courir des distances supérieures à 42,195 km (distance d’un marathon), avec des courses de 160 km, 250 km, voire beaucoup plus !

●             Et donc un ultra c’est plus long qu’un marathon : des heures, des jours.

●             Les ultras peuvent se faire également à des dénivelés importants : 2 100 m, 10 000 m.

Les participants dans certaines courses peuvent être peu nombreux (33) au début de la course contrastant avec d’autres où ils sont en masse (plus de 2 000 à l’UTMB).

Pour certaines courses il faut avoir été tiré au sort pour être sélectionné et/ou cela peut se faire grâce aux points acquis en ayant participé à un certain nombre de courses qualificatives.

Résumé de son livre

Pendant 256 pages, nous suivons pour notre première aventure littéraire sur la course à pied, Joan Roch, sur les sentiers qu’il arpente en tant que coureur d’ultramarathons.

Le journal débute par son quotidien au Québec, où il se déplace tout le temps en mode course.

En 2016, il a déjà couru plus de 5 000 km rien qu’entre ses déplacements domicile-travail, ou entraînements.

Joan Roch commence à nous livrer la vision qu’il porte sur la course à pied, comment et pourquoi il y est venu, mais aussi les regards extérieurs qu’il perçoit sur sa pratique sportive.

Il remonte ensuite le temps, pour nous raconter comment de marathonien il est passé à ultra- marathonien.

C’est l’occasion pour nous de découvrir son premier ultramarathon en 2012, l’Ultimate XC, 58 km.

Puis vont se succéder le récit de 15 de ses ultras marquants, parmi lesquels certains sont des courses mythiques telle que celle de l’UTMB (Ultra Trail du Mont Blanc, 168 km) ou la Diagonale des Fous (165 km).

Des courses qu’il enchaîne ainsi, nous le suivons lors des ultras de Massanutten Mountain Trail (167 km – Mai), la petite Trotte à Joan (120km – Juin) Le Vermont 100 aux US (161 km – Juillet) l’Ultra-Trail du Mont Blanc (165 km – Août),      Le Défi Québec-Montréal (250 km – Septembre), la Diagonale des Fous (165km – Octobre)

 Enfin, le journal de Joan se referme avec son bilan de ses 2300 courses, ses 30 000 km sur presque 100 jours

Raisons pour lesquelles j’ai aimé ce livre que je vous invite à courir rapidement pour l’ajouter à votre bibliothèque sportive ou pas

L’intérêt et l’attrait de ce journal addictif réside de plusieurs éléments :

●             La nature et la structure du récit

●             La qualité de la narration et de son contenu

●             Sa grande accessibilité pour les novices du trail et de l’ultra-trail

●             La personnalité attachante de Joan Roch apparaît dans un récit très personnel

●             Les informations qu’il partage sur le trail et sa pratique personnelle du trail

●             Un récit d’expérience

La nature et la structure de son livre

Joan Roch l’a voulu comme un journal, « pas un manuel, pas un relevé de ses entrainements ».

Il a choisi de nous faire partager le récit de ses courses en les alternant avec des anecdotes personnelles, des photographies, des illustrations.

●             Un récit conçu avec des parties amusantes, synthétiques, dynamiques et évocatrices.

●             Des anecdotes personnelles

●             Un récit esthétique

Ses photos qui alternent ses aventures en plus des photos prises par d’autres photographes.

Des prises de vue à la fois esthétiques, inattendues qui s’inscrivent dans le quotidien de déplacements maison-travail où il réalise ses allers-retours (10 km le matin et 10 km le soir) en courant ; et ce, quelle que soit la météo !

De ses courses, il en a rapporté au-delà « de trophées, d’objectifs atteints » ses photos sont comme il le dit, « des trophées photographiques ».

Il fait se rejoindre l’art de la course et son « art photographique ».

Les qualités du récit

On n’est pas spectateur du récit de Joan, de ses courses, mais on se sent plutôt presque à l’intérieur de la course avec lui et dans son esprit : on court avec lui !

●             Un récit addictif de ses aventures grâce au suspens maintenu, et une ponctuation expressive.

Des courses où l’on peut se perdre (et se retrouver), où l’on souffre, se blesse, et où l’on rit et triomphe aussi quelle que soit la place dans le classement.

●             Des voyages vers des destinations variées (Etats-Unis, La Réunion, la Martinique et la Métropole, le Québec) loin de notre pratique touristique de séjours idylliques.

●             Une communion de la course avec la Nature à travers la description intense et quelques fois poétiques des paysages et les lieux parcourus

●             Une communion avec tous les coureurs, les bénévoles, bref avec tous ceux qui sont présents dans ces ultras.

●             L’humour et l’autodérision dont fait preuve Joan lors de la narration de ses mésaventures (épisodes des lampes frontales, des chaussures…)

●             Un récit haletant avec des courses réalisées dans des conditions météorologiques difficiles (brouillard, pluie, vent, boue, chaleur, froid, neige) des courses de nuit sans sommeil

Il y évoque les dangers divers et variés (relief, météo, animaux, configuration des lieux…) qu’il a rencontrés, mais aussi les blessures physiques qu’il faut dépasser (ce qu’il fait la majorité du temps).

Ce qui fait que dans certaines courses, Joan désigne alors les coureurs d’ultras comme des survivants.

Ces ultras se déroulent en effet dans des configurations, des lieux compliqués (montagnes, volcans, marécages…), dénivelés quelquefois très importants (10 000 m).

●             Une qualité d’écriture et des infos sur l’ultra qui restent accessibles même aux non-initiés.

En lisant ce journal, on a l’impression que Joan Roch se lance dans une longue conversation de 256 pages qui aurait très bien pu avoir lieu dans son salon.

●             Un récit à la fois anecdotique et personnel mais qui est transférable hors du monde de la course à pied, au-delà du sport, dans notre quotidien à tous, avec une portée donc à la fois individuelle et collective et intemporelle.

●             Un récit d’expérience, un récit vivant.

Joan court toujours et chaque course est un enseignement technique et philosophique sur sa pratique de l’ultra. On a cette impression que chaque course en est une nouvelle, même celles qu’il refait.

En dépit de son expérience croissante, il adopte toujours une posture d’apprenant ; il a toujours quelque chose de plus à apprendre sur lui ou sur l’ultra.

Un portrait sans fard, authentique du coureur qu’il est

●             Un homme, mais des aventures

 Un homme et un coureur qui s’élancent vers des défis qu’il veut relever dans ses courses nationales et internationales et cela que ce soit dans la difficulté, l’abandon ou dans la satisfaction de la victoire !

●             Un coureur minimaliste, simple, mais pas simpliste, car c’est un coureur bien préparé.

●             Un coureur de défis/objectifs qui prend toutes ses courses « à bras-le-corps », capable de courir pendant 16h44 (au minimum) et 42h44 (en 2016 quand il écrit).

Attiré par l’inconnu, Joan Roch évolue vers des défis allant de plus en plus loin, de plus en plus longtemps avec persévérance mais souvent après la souffrance vient le sourire !

●             Un coureur généreux et social qui fait de la place à l’autre (coureur mais pas que).

Si Joan reconnaît qu’il apprécie de courir seul, il n’en recherche pas pour autant la solitude.

Il aime partager la course pendant la course, au travers de son récit.

Il évoque avec beaucoup de tendresse les autres coureurs (ses compagnons), mais aussi ses coéquipiers dans les courses en équipe.

Il met également à l’honneur et avec gratitude les bénévoles des courses qui sont indispensables aux coureurs et à la course, les organisateurs qui sont à l’origine des courses sans lesquels celles-ci n’existeraient pas.

Enfin, le public des courses qui encouragent, acclament les coureurs.

Il se réjouit de chaque rencontre qu’il fait dans la course comme Widy, Gary dont il esquisse des portraits admiratifs et vivants.

Mais il n’oublie pas d’évoquer aussi toutes les personnes qui gravitent autour de la course, qui l’organisent, qui en sont à l’origine.

●             Un coureur qui fait preuve d’humilité dans les techniques qu’il livre dans sa pratique de la course à pied

Il nous parle de ce qui « marche » pour lui pour son mode d’alimentation, de son équipement, son sommeil, les ravitaillements avec l’idée que chacun doit trouver ce qui fonctionne pour lui.

« Des informations et quelques règles » sur le trail et le monde du trail

●             Sur le coureur de trail

Mental et physique sont indissociables, s’alimentent et doivent être préparés, travaillés.

●             Sur les coureurs entre eux

Un monde de solidarité, une communauté avec des élans de solidarité même  pendant la course : ralentir voire s’arrêter pour encourager ou aider les coureurs fatigués, blessés, découragés.

●             Sur la course

Ces ultras sont des épreuves où l’individu semble seul face au monde qui l’entoure et face à lui-même mais il n’est en réalité jamais seul car ils appartiennent à la grande famille des coureurs.

« Marcher n’est pas tricher », on ne court pas tout le temps, mais on peut marcher un temps et de temps en temps, on peut avoir à escalader, à faire « trempette » dans l’eau quand on n’a pas d’autre chemin d’accès.

On peut courir et voir, regarder ce/ceux qui nous entoure(ent).

Dans une course, un abandon signifie plutôt arrêter pour mieux revenir, ce n’est pas un échec.

On y apprend aussi que si la foulée s’alonge, l’esprit le peut aussi grâce à une prise de conscience et un travail sur le mental.

Courir est loin d’être monotone, ni un jour sans fin si l’on sait regarder autour de soi.

L’après course ressemble à la fin d’un rêve, le moment où l’on se réveille en doutant d’avoir été là, d’avoir fait cela, un rêve qui s’évapore déjà en laissant comme un vide…

Conclusion

En refermant le journal de Joan, on apprend donc que dans les ultramarathons il y a des moments où l’on ne court pas, que l’on a mal souvent, que si l’on souffre on peut le faire avec le sourire, il y a même des moments où l’on cause, et où l’on rit seul ou accompagné.

Ce journal de ses courses d’ultras est aussi un « enseignements » et valeurs que l’on peut transférer à l’univers non sportif grâce son caractère très personnel et introspectif.

La fin du journal de Joan Roch se referme sur une conclusion très forte.

Il jette un regard sur ses 2300 courses, ses 30 000 km sur presque 100 jours, avec une prise de conscience de tout ce qu’il a réalisé, mais peut-être vient aussi poindre une forme de doute (?) sur ce qui l’attend après.

Combien de temps en sera-t-il encore capable ?

Mais si doute il y a, Joan Roch reste sur la conviction qu’il va persévérer et qu’il trouvera le plaisir de savoir qu’il va découvrir des choses sur ce qui l’entoure mais aussi sur lui.

Car au-delà des chiffres, c’est l’occasion de tirer de ce Journal d’un coureur ultra ordinaire, une leçon humaine nous est offerte ; car dans ce récit, nous ressentons que même sans être des ultras trailers, chacun peut y trouver des principes qui résonnent en soi ; comme persévérance, motivation mais que cela n’exclut pas le doute.

Un doute à apprendre à apprivoiser, à tenir à distance derrière soi pendant un moment pour mieux avancer, puis devant soi comme un moteur permettant d’avancer encore plus loin et plus longtemps.

Grâce à ce récit le lecteur non initié, se rend compte que le mot « limite » en ultra c’est plutôt une frontière que l’on peut traverser vers de nouvelles à explorer.

Les coureurs n’ont que leurs deux jambes pour se déplacer mais quelle volonté pour les déplacer !

A la dernière page de ce journal, nous avons déjà envie de revivre les aventures de Joan, de se replonger dans ses 256 pages, en attendant avec impatience son second livre à sortir le 3 juin 2021 en France, et qui s’intitule : Ultra-ordinaire 2 Odyssée d’un coureur.

Retrouvez Joann ROCH sur :

roch.joan@gmail.com

Blog (.fr) joanroch.com

Facebook Joan Roch / Ultra-ordinaire

Instagram @j0anr0ch | twitter @j0anr0ch

LinkedIn | Strava

Merci beaucoup à Joan d’avoir partagé dans son journal, ces voyages d’un coureur (pas si ultra- ordinaire) qu’il est, et qui a décidé de faire de sa vie une mobilité constante.

Quelques citations

« …le corps peut s’adapter à presque tout, à condition de lui donner la chance de montrer ce dont il est capable ».

« Mais pourquoi courir alors, si ça fait mal ? Pour essayer, une fois de temps en temps, d’exploiter ce capital que j’ai accumulé pour aller à la recherche de ma limite personnelle absolue, sans jamais véritablement l’atteindre, puisque le corps ne fait pas crédit ».

« Il n’y a aucun autre objectif que celui d’avancer. Matin et soir. Jour après jour. Pour voir jusqu’où ma routine peut m’emmener. Ma vie est un ultra ».

A bientôt, pour découvrir ensemble, le récit d’un autre coureur à pied, d’une autre personnalité et de d’autres aventures de courses à pied dans les sentiers !

Trailment vôtre,